18947035_w434_h_q80de Ari Folman
4/5
Ce récit sur la mémoire collective Israelienne (à propos des massacres de palestiniens orchestrés durant la guerre du Liban) a la prégnance visuelle et sonore d'un Lynch et la maturité historique des plus grands films américains sur les derniers grands conflits impérialistes (ce qui nous fait comprendre que toutes les guerres sont bien les mêmes). C'est grâce à son parti-pris esthétique original et courageux que le film justifie sa pertinence artistique avec son animation très maniérée schématisant ce facétieux inconscient. Avant même d'être un film militant, Valse avec Bachir est donc une quête initiatique existentialiste. C'est pourquoi je qualifierais de faute de goût les toutes dernières images très frappantes (à l'inverse de la conduite très maîtrisée de tout le reste)... mais pour ma part c'est déjà oublié.