30 mai 2008

Française

de Souad El-Bouhati 4/5 Ce drame social sur la question de l'identité et de l'immigration est non seulement pertinent dans le regard neuf et lucide qu'il porte, mais il suscite également une sincère émotion, en usant très habilement des ellipses et des non-dits. C'est aussi la grande confirmation pour Hafsia Herzi (l'éclatante découverte de "La graine et le mulet").
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28 mai 2008

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal

de Steven Spielberg 4/5 L'exact résultat inverse de la reprise de la trilogie Star Wars, comment imaginer une meilleure résurrection des aventures d'Indiana Jones ? Peut-être cela provient-il de l'intelligence d'avoir suivi dans le scénario du film le même écart chronologique qui le séparait de la sorti du dernier volet en 1989. Ceci nous amenant au milieu des années 50, en pleine guerre froide ; après les nazi, les espions russes (l'Histoire ironiquement au service du romanesque). Mais cette époque est aussi liée à l'avènement... [Lire la suite]
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27 mai 2008

Un conte de Noël

d'Arnaud Desplechin 5/5 Dans la lignée de "Rois et reine", le cinéma de Desplechin est toujours aussi brillamment faste et tumultueux. Malgré l'extase manifeste qu'il suscite, j'éprouve cependant un léger doute concernant le forcement des traits de la distanciation principalement portée par le détonnant Mathieu Amalric (l'acteur le plus épatant de sa génération ?). Finira-t-il par tourner en rond, le point culminant de son registre atteint ?
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18 mai 2008

Ken 1 (l'ère de Raoh)

de Takahiro Imamura 4/5 Le sentiment un peu dommageable d'assister à un condensé trop chargé en événements est probablement dû au fait que ce long-métrage première partie tente de résumer un manga déjà doublement adapté sous la forme d'une série animée. Mais au-delà de ce rythme en sur-régime, cette oeuvre capte à mes yeux le plus idéalement toute l'essence emblématique de l'animation japonaise : fusion paradoxale entre violence paroxystique et romantisme exacerbé. Le dessin est admirablement appliqué : les ombres crayonnées et les... [Lire la suite]
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14 mai 2008

Agnus dei

de Lucia Cedron 4/5 Un petit air d'Almodovar dans ce polar politique argentin aux actrices rayonnantes...
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10 mai 2008

Rome plutôt que vous

de Tariq Teguia 3/5 Peut-être qu'à trop chercher ostensiblement à noyer son récit sous l'austérité narrative, et ainsi mieux prendre à revers le spectateur dans une séquence finale hautement tragique, le cinéaste y sacrifie naïvement un peu de son humilité artistique. Et pourtant, il y a là une si rare matière documentaire à la portée incontestablement universelle.
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09 mai 2008

Wonderful town

d'Aditya Assarat 2/5 D'où me vient cette sensation décevante au fur et à mesure de la lecture du film que j'assiste à un cinéma qui tente de "faire comme" ? Entre autres à cause de cette rencontre amoureuse à l'envergure creuse (opposition caricaturale campagne/ville dix fois paraphrasée par l'homme, néant pour la femme) et qui sonne comme le blasphème par consommation du mythe romantique d'"In The Mood for Love". Leur première chevauchée idyllique à moto fait écho à celle de "Plaisirs Inconnus" de Jia Zhang-ke (sans commentaires... [Lire la suite]
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07 mai 2008

L'un contre l'autre

de Jan Bonny 3/5 Peut-être que le film a dans sa plus grande partie tendance à se laisser aller à la seule exposition d'un phénomène social aussi grave que rarement abordé selon cette configuration particulière. Cela ne manque ni de sincérité ni d'humanité, mais au final l'ambition générale misait-elle principalement, bien que subrepticement, sur l'esthétique du choc ?
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06 mai 2008

Le grand alibi

de Pascal Bonitzer 4/5 Après "L'heure zéro" de Pascal Thomas, les adaptations cinématographiques des romans d'Agatha Christie convertis à la société française fonctionnent à merveille ces temps-ci. On repense également, ces dernières années, aux deux très brillantes aventures de Rouletabille par Bruno Podalydès. Sans prendre l'ascendant sur l'intrigue reine, Pascal Bonitzer ponctue la mise en scène de son récit très ludique en maniant idéalement l'art du détail savoureux (notamment dans la séquence culminante du crime), et les... [Lire la suite]
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