Ciné Julien (prenomjulien@hotmail.fr)

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26 février 2008

Redacted

18891066de Brian de Palma
3/5
Ce film concept n'est réalisé qu'à partir du montage de reconstitutions de documents vidéo provenant de multiples sources (camescopes, télévisions, webcams) prises durant la dernière guerre en Irak. Cette pertinence de point de vue apporte une parfaite satisfaction durant la première moitié du récit, surtout lorsque s'y greffe l'audace du réalisateur qui vient faire planer avec insistance le souffle romantique imposé par l'air d'Haendel immortalisé dans "Barry Lyndon" sur cet univers de surveillance militaire des plus anxiogènes. Malheureusement le film s'oriente de plus en plus prévisiblement vers la démonstration critique manichéenne qui trouve son apothéose dans une séquence finale inutilement pathos et idéologiquement stérile que le spectateur un minimum conscient des enjeux géo-politiques ne peut qu'esthétiquement regretter.

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22 février 2008

Capitaine Achab

18890565de Philippe Ramos
2,5/5
J'ai du mal à me faire une véritable opinion sur ce film qui m'a souvent agacé à cause de ses accents formels hyper maniéristes (persque pompiers) ponctuant une réalisation générale naturaliste des plus classiques. Un détail illustrant mon sentiment équivoque : ce parti-pris de faire parler en langue française des personnages étrangers (comme s'il fallait rendre la pareille à tous ces chefs d'oeuvre du cinéma Hollywoodien qui ne se sont jamais privé pour prendre cette liberté), pratique beaucoup plus cohérente au théâtre qu'au cinéma, et qui résume l'ambivalence de ce film dont je n'arrive pas du tout à cerner ni le ton ni le point de vue. Et puis ce personnage incarné par Denis Lavant n'a cessé de m'évoquer (à cause de plusieurs détails objectifs) cet autre interprété par Guillaume Depardieu dans l'adaptation Balzacienne de Rivette sortie l'année dernière (Ne touchez pas la hache), comparaison dont la mise en valeur du caractère hautement tragique de leur destinée ne peut que tourner à son désavantage.

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15 février 2008

Peurs du noir

18845310de Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre di Sciullo, Richard McGuire et Lorenzo Mattoti
4/5
Ce film d'animation éminemment ambitieux épand sur univers monochrome sous plusieurs styles graphiques tous aussi fascinants sans pour autant tomber dans le foisonnement visuel incohérent. Attention, je le déconseille vivement aux enfants (je m'étonne même de l'absence d'interdiction d'âge), il traite de psychoses, d'hallucinations, de cruautés, j'en aurais personnellement gardé un souvenir terrifiant si je l'avais vu très jeune. Le récit se tisse sous plusieurs axes plus ou moins distincts, agissant comme une sorte de psychanalyse tortueuse, parvenant même à schématiser le principe inconscient de la projection de l'image cinématographique par d'admirables jeux d'ombres et de lumières. "Peurs du noir" vient d'entrer dans mon panthéon du cinéma d'animation, à la seconde place, derrière "Le roi et l'oiseau".

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13 février 2008

Cloverfield

18864723de Matt Reeves
4/5
Il m'avait paru à la vision du film "Godzilla" qu'il pouvait bien être le pire film que je n'ai jamais vu (toute catégories confondues). Cloverfield reprend la même histoire de monstre géant détruisant New York, mais avec une idée de mise en scène conceptuelle détonnante (néanmoins empruntée à l'ovni cinématographique devenu culte "The Blair witch project"), celle du camescope amateur témoin retrouvé intact après la catastrophe. Tout le scénario s'élabore donc au fur et à mesure que les protagonistes découvrent ce qui leur arrive, et l'effet de réalisme et de surprise produit par ce point de vue radical procure des bouffées d'adrénaline stupéfiantes et jouissives comme on en avait encore jamais ressenties aussi intensément. Evidemment, le cinéma américain ne peut s'empêcher de tomber dans ses travers habituels de représentation : le groupe des jeunes branchés friqués, l'action romanesque sur-appuyée, l'effet palimpseste vidéo très téléphoné, affichant cette démonstration scénaristique un peu artificielle, ce qui renvoie au fameux concept de départ qui, une fois assimilé, suffit peut-être un peu facilement à porter tout le film qui devient ceci-dit une véritable et passionnante adaptation de survival-horror (un des grands genres du jeu-vidéo). Or justement, le réalisateur connait-il les frères Dardenne, a-til vu Rosetta, ce chef d'oeuvre que Jean-Sébastien Chauvin ("Les Cahiers du cinéma") assimilait également à un survival-horror (mais dans une horreur sociale cette fois). Ce duo de réalisateurs n'avait pas eu besoin de recourir au "truc" scénaristique pour filmer selon un point de vue subjectif strict, et je n'ai pas arrêté de me poser la question de savoir ce qu'aurait donné le résultat s'ils avaient été aux commandes... Malgré tout, vous l'avez bien compris, Cloverfield est de loin pour moi le meilleur thriller/action/fantastique jamais vu.

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12 février 2008

La fabrique des sentiments

18889754de Jean-Marc Moutout
4/5

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05 février 2008

Le voyage du ballon rouge

18865858de Hou Hsiao Hsien
5/5
(avec une mention spéciale pour Juliette Binoche)

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