Ciné Julien (prenomjulien@hotmail.fr)

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29 septembre 2007

Control

18795454_1d'Anton Corbjin 3/5
Comment dissocier la jubilation de voir Ian Curtis incarné 2h à l'écran du doute qu'un tel fantasme ne frôle le blasphème ? Le défi est pour ma part remporté par un réalisateur qui n'est pas quelqu'un de neutre dans l'histoire visuelle de la musique rock post 77 (photographe et clipper reconnu). La qualité graphique de Control, avec ce très audacieux parti-pris de noir et blanc, confère au film une atmosphère entre réalisme et romantisme qui conserve avec le mythe une distance idéale. Mais quelle est la profonde entreprise de Control : expliquer, témoigner, rendre hommage ? On est loin des démonstrations filmiques rock'n roll racoleuses, mais il faut reconnaître que cette très agréable biographie est loin d'avoir l'étoffe de son sujet. Donc pas indispensable ... sauf bien sûr pour les non ou peu initiés à Joy Division (pour moi le groupe du siècle).

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Alexandra

18805638d'Alexandre Sokourov 3/5
Le cinéaste filme toujours justement et gravement. Un récit autant minimal qu'improbable : la grand-mère d'un soldat officier russe vient lui rendre visite quelques jours dans son camp militaire installé en Tchétchénie. Lenteur et incommunicabilité achèvent cette très audacieuse partition humaniste. Je mets néanmoins un léger bémol personnel à propos de la construction psychologique étrangement trop chargée du personnage de la femme âgée (plutôt exaspérante par certains moments, mais ce n'est que mon impression).

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Un homme perdu

18794835de Danielle Arbid 2/5
Les premiers plans annoncent toute la suite. On ne sort pas d'une stylisation artificielle et d'un mutisme qui doit être pris au premier degré, la cinéaste n'a pas grand chose à dire, ou des choses déjà dites cent fois dans ce genre récit. Les traumatismes humains liés aux oppressions politiques en tout genre sont parfois les prétextes scénaristiques faciles des auteurs réalisateurs engagés.

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24 septembre 2007

L'histoire de Richard O.

18803318de Damien Odoul 4/5
Mathieu Amalric est vraiment irrésistible. Autant dans ce presque contre emploi qu'ailleurs. Et Damien Odoul ne flirte jamais avec l'obscénité dans ce film aux nombreuses scènes de sexe explicite, tout est beau, essentiel, et surtout vivant.

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22 septembre 2007

La mariage de Tuya

18796847de Wang Quan'an 1/5
Ce n'est pas parce qu'un film décrit l'itinéraire de gens humbles, courageux et sous-représentés car vivant dans des coins du monde pauvres et reculés, qu'il faut se prosterner naïvement. Je n'y ai rien vu d'autre qu'un banal drame sentimental déguisé sous couleurs locales. Le point que je donne c'est pour les honnêtes tentatives documentaires pour vaguement faire exister ces modes de vie. Mais il suffit d'aller revoir n'importe quel film de Jia Zhang Ke pour que saute aux yeux la différence de classe entre ces deux cinémas.

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20 septembre 2007

Charly

18778543d'Isild Le Besco 5/5
Formidable démonstration de ce que l'on peut faire presque seul muni d'un camescope dv. Les soeurs Le Besco (Isild et Maïwen) ont le cinéma dans le sang.

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19 septembre 2007

La question humaine

18794882de Nicolas Klotz 5/5
L'autre film indispensable de la rentrée avec la Palme d'or roumaine. Dans un style très différent, mais tout aussi bouleversant.

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18 septembre 2007

Les amours d'Astrée et de Céladon

18780571d'Eric Rohmer 4/5
Proche du théâtre filmé (sobriété de la mise en scène et dialogue en vers), panneaux littéraires, décors et costumes dépouillés appartenant à une très inédite époque gallo-romaine (les premiers instants on ne peut évacuer la référence à ... Astérix !), pureté et candeur des personnages, le film pourrait apparaître comme complètement rétrograde ou ringard, mais la magie et le charme fonctionnent immédiatement. Eric Rohmer est (avec Jacques Rivette entre autres) l'un des derniers grands auteurs français d'un classicisme flamboyant. (Alors même qu'ils ont construits leur renommée en rejetant le classicisme historique de la "qualité française" d'avant Nouvelle Vague).

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13 septembre 2007

Les méduses

18796123de Etgar Keret et Shira Geffen 2/5
Le film cherche tellement à magnifier la réalité à tout prix que cela gâche tout. Ce n'est pas évident au début, mais cela se précise très nettement dans la conclusion. On navigue en terre extrêmement connue et cette décevante naïveté des portraits psychologiques ne justifie en rien l'exubérance sensorielle finale.

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11 septembre 2007

Le Vivarium

18776295de Jacques Richard 3/5
Une expérience cinématographique sur l'improvisation qui me rappelle la mienne. (Enfin l'occasion de me mettre en valeur sur mon propre blog). Qu'est-ce qu'un cinema du renouveau en 1974, passée l'utopie soixante-huitarde ? Luchini et Lonsdale défrichent avec esprit des pistes très intéressantes. Seule fausse note à mon goût : cette insistance à ressasser oralement le processus filmique en abîme. C'est ce que j'ai voulu éviter dans ma propre expérience. A voir sur http://www.dailymotion.com/video/x2wf6j_tsunami-1_shortfilms

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