31 août 2007
4 mois 3 semaines 2 jours
de Cristian Mungiu 5/5
Une réplique porte à elle seule si justement ce sentiment d'oppression que je n'ai pas souvenir avoir déjà ressenti aussi gravement au cinéma. "A partir de maintenant nous n'en parlerons plus jamais".
29 août 2007
Time
de Kim Ki-duk 2/5
Il est très dommage que le film s'enfonce avec tant de lourdeur dans l'invraisemblance et la stérilité du rebondissement de son intrigue, une histoire de manipulation amoureuse par un triple changement de visage par chirurgie plastique. Toute la subtilité à laquelle nous ont habitué les grands cinéastes asiatiques finit dans un sur-jeu total gâchant la moindre intention émotionnelle, malgré une question de départ vraiment propice à un fouillage psychologique beaucoup plus abouti.
27 août 2007
Naissance des pieuvres
de Céline Sciamma 3/5
La vague des films d’auteur sur la nouvelle adolescence semble avoir décidé de s’attaquer à la France après les Etats-Unis. C’est pour cela qu’il y a dans ce dernier exemple une sorte d’irritation lié au déjà-vu de l’entreprise. Le film par lui-même est cependant très réussi, il y a de très belles séquences esthétiques parfaitement maîtrisées. Mais cette approche du sujet qui transforme l’adolescence en état mythique permanent commence à lasser.
15 août 2007
Old joy
de Kelly Reichardt 4/5
A quoi donc ce film m'a-t-il fait penser tout du long, cette impression de déjà-vu. Il serait facile de penser immédiatement au très remarquable Gerry de Gus Van Sant pour la promiscuité du synopsis, bien qu'il ne soit pas ici question de parti-pris radical de mise en scène. Plus psychologique, on voyage moins dans un onirisme abstrait, mais plutôt vers un inéluctable état mélancolique, comme le titre le résume à lui seul. Dans la retenue et la sobriété, le résultat est au moins aussi poignant.
13 août 2007
La fille coupée en deux
de Claude Chabrol 4/5
Les films de Chabrol se reconnaissent entre mille. Cette fois-ci un petit ton humoristique décalé que je ne lui connaissais pas enveloppe le drame une nouvelle fois parfaitement maîtrisé. S'ajoute à cela l'encadrement du film par de très inattendues séquences d'ouverture et de fermeture en contraste complet (du style Chabrolien au style Lynchéen !) qui fait exploser les codes de représentation réalistes du récit. Peut-être le film le plus audacieux de sa dernière décennie.