25 juin 2007
I don't want to sleep alone
de Tsai Ming-liang 4/5
C’est la démonstration que le cinéma peut parfaitement vivre sans la parole, ce qui est très rarement montré avec une telle harmonie. (Dois-je préciser que la parole a toujours été présente dans le cinéma muet ?). La faculté de Tsai Ming-liang à dépeindre un quotidien si dépouillé, sans artifice et sans but scénaristique identifié est remarquable. Il n’y a plus de texte, mais il n’y a plus d'acteur non plus, car on a parfaitement compris que ces silhouettes étaient toutes bien vivantes. Et c’est pour cette raison que je trouve ce long dernier plan (alias celui de l'affiche) malheureusement en trop.
08 juin 2007
Boulevard de la mort - un film Grind House
de Quentin Tarantino 5/5 (évidemment)
Il y a des fois où il faut savoir se taire devant le génie. Quentin Tarantino c’est le dernier mythe du cinéma américain.
Récapitulatif depuis septembre des films personnellement inratables auxquels j’ai donné ma note maximale de 5/5
05 juin 2007
Les Chansons d'amour
de Christophe Honoré 5/5
Ils sont rares les films où dès les trois premiers plans on sait que l’on assiste déjà à du grand cinéma. Ce cinéma c’est pour moi ce qui se fait actuellement de mieux, de plus riche, de plus libre et de plus inspiré dans l’hexagone. Après le tout aussi égal « Dans Paris », Christophe Honoré réussit l’exploit d’éblouir à nouveau avec les mêmes ingrédients : ton, thèmes, formes (le principe musical déjà effleuré dans l’œuvre précédente), et un acteur dont on devine l’énorme poids qu’il impose sur ses oeuvres (Louis Garel est peut-être à Honoré ce qu’était Léaud et Truffaut, l’histoire et le mythe en moins, mais la poussière également). Paris, comme on ne le voyait plus.








